Dans les conditions post-mortem, l’échantillon d’urine à mi-parcours est habituellement recueilli dans un récipient en plastique contenant du fluorure de sodium comme conservateur. Dans certains contextes, il peut être nécessaire de prendre des précautions contre l’adultération des prélèvements. Dans les conditions post-mortem, l’urine est collectée par insertion d’une seringue hypodermique directement dans la vessie sous visualisation. La perforation de la paroi abdominale doit être évitée pour réduire la possibilité de contamination. L’urine est un prélèvement précieux pour les analyses post-mortem car il s’agit d’une matrice relativement peu complexe. Cependant, la multiplicité des facteurs influençant les concentrations de médicament urinaire (par exemple, le volume d’urine, la clairance, le métabolisme, le pH et le temps après la dernière miction) signifie généralement que, seuls, ces résultats ont une valeur quantitative limitée. Une des exceptions à cette règle incluent la détermination de l’éthanol. Il faut faire preuve de prudence lorsqu’on considère l’interprétation des concentrations de GHB dans les urines, car le GHB est présent en tant que composé endogène formé comme sous-produit du métabolisme et peut également être produit comme un artefact post-mortem en raison de la dégradation du sémialdéhyde à l’acide succinique.

Traduit en Français par : BENSAKHRIA Ayoub (source: Clarke’s Analysis of Drugs and Poisons 3rd Edition)
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